Nos 25 inspirations

1. Ouvrir des espaces dédiés aux jeunes, facilitant la mise en place de leurs projets et favorisant les rencontres, tout en les associant à l’entretien et la gestion de ceux-ci

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Lors de notre séjour à STOCKHOLM, nous avons découvert, dans La commune de Solna, au nord de la ville, un Café Jeunesse : « Ungdomscafé ».

A l’entrée du café un plan indique les différents espaces qui composent le lieu : la grande salle principale qui ressemble à un grand salon et où l’on peut venir boire et manger ; un petit salon où l’on peut venir passer un moment convivial ; deux salles dédiées aux projets ; une salle de mixage et d’enregistrement et une salle polyvalente plutôt dédiée à la danse.

Nous y croisons des adolescents de notre âge (15-18 ans), seuls ou en groupe qui viennent utiliser ces espaces avec calme et respect en réservant les lieux au préalable.

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2. Renforcer l’accueil des collectifs de jeunes et élargir leur participation dans la vie interne de la structure

Cette inspiration peut se décliner en plusieurs idées :

  • Créer des collectifs d’accueil de nouveaux venus
  • Établir une charte qui officialise l’envie d’élargir la place donnée aux jeunes au sein de la structure
  • Nommer un référent « participation active » des jeunes au sein des structures
  • Multiplier et diversifier les responsabilités au sein des structures pour que chaque jeune puisse trouver sa place

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Notre rencontre avec les élèves du lycée français de Stockholm nous a fait découvrir leur système de tutorat. Celui-ci permet d’intégrer les nouveaux élèves en leur faisant visiter les locaux ou en les présentant à leurs camarades, cette intégration étant guidée par d’autres jeunes.

Nous nous sommes également inspirés de la MDA de Tourcoing et de la Ligue de l’enseignement qui ont mis en place un système de référent « participation active ». Ce référent est une personne désignée par une structure comme le premier contact pour les jeunes souhaitant porter des projets.

A titre d’exemple, Lucas Legrand à la MDA de Tourcoing accompagne tout collectif de jeunes entre 12 et 25 ans désirant avoir des conseils afin de monter des projets. Ces collectifs peuvent être formés en association, Junior Association, Association temporaire d’enfants citoyens ou collectif non structuré.

Au sein de la Ligue de l’enseignement, Fédération du Nord, Chloé Vancutsem est l’animatrice réseau des Juniors Associations du Nord. Aurélie Kopitsch est quant à elle en charge des demandes des collectifs et des jeunes hors Junior Association comme par exemple pour les stages de 3ème, la participation active à la création des politiques jeunesse dans certaines villes et les associations étudiantes.

Certains établissements scolaires ont également mis en place ce système de référent. Ainsi, au sein du Collège Lucie Aubrac, Mathieu Asseman est également référent « participation active ». Au sein de son CCCCC : Centre Connecté de Culture, de Connaissance et de Curiosité, il accompagne les jeunes ayant des projets dans leur structuration, il anime également des ateliers participatifs sur la vie collégienne et organise des temps de sensibilisation notamment sur la question de l’environnement.

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3. Donner une place aux jeunes dans les Conseils d’Administration

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Nous avons constaté qu’au sein du Conseil d’Administration du Réseau National des Juniors Associations (RNJA), un tiers des membres sont des représentants de Junior Association. De plus, chaque réunion du Conseil d’Administration est animée par un binôme : membre majeur du CA et représentant d’une Junior Association.

De même, au sein du Conseil d’Administration de l’Association Nationale des Conseils d’Enfants et de Jeunes (ANACEJ) la moitié des membres sont des jeunes âgés de 14 à 25 ans.

Enfin, dans certains établissements scolaires et universités, les élèves et étudiants élus au Conseil d’Administration se voient accorder un réel temps de parole et cette dernière est écoutée et prise en compte dans les décisions.

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4. Organiser des temps inspirants afin d’inciter les jeunes à devenir acteur du changement

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Cette inspiration nous est venue grâce au « World Cleanup Day » : un événement mondial durant lequel 156 pays coordonnent leurs efforts lors d’une journée de ramassage des déchets sauvages. Plusieurs opérations de nettoyage citoyen sont organisées sur l’ensemble du territoire de chacun de ces pays, afin que tous les citoyens puissent y participer. A titre d’exemple, en 2018, en France, cette journée consacrée à la lutte contre la pollution a rassemblé 200 000 participants au sein de 3 000 opérations de nettoyage.

Certaines structures s’en sont inspirées et organisent des opérations de ce type ponctuellement dans leurs quartiers. Ce fut par exemple le cas de la MDA de Tourcoing en mars 2018.

Nous pouvons également citer la pratique du « plogging » en Suède qui consiste à faire son jogging tout en ramassant les déchets que l’on trouve sur son passage.

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5. Favoriser l’éloquence, la prise de parole et la pratique du débat argumenté

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Lors de notre séjour à Athènes, en Grèce en décembre 2016, nous avons visité plusieurs établissements scolaires.

Nous avons été surpris de la place laissée au débat au sein de ces établissements, dans le pays berceau de la Démocratie : il est notamment mis en pratique dans la vie scolaire.

Par exemple, au moment du choix des représentants des élèves, une vraie campagne est mise en place. Les élèves se réunissent tous, l’espace d’une matinée, pour débattre sous la forme d’une grande assemblée avant de voter sur les stratégies de l’établissement.

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6. Favoriser la création de collectifs de jeunes structurés

Ces collectifs peuvent prendre plusieurs formes :

  • Junior association
  • Association temporaire d’enfants citoyens
  • Maison des lycées

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Lors de l’Assemblée Générale du Réseau National des Juniors Associations (RNJA) le dimanche 02 avril 2017, deux de nos explorateurs étaient présents pour présenter le projet de leur Junior-Association.

Ils en profitent pour effectuer une interview croisée avec Mélanie Suhas, Déléguée Générale de l’association Jet d’Encre et Daniel Frédout, Directeur Général de la Confédération des MJC de France.

Ils évoquent la confiance qu’il faut faire aux jeunes et la nécessité de développer des projets tels que les Juniors-Associations mais aussi un climat difficile dû à la méfiance ou encore les difficultés que rencontre l’Éducation Nationale pour mettre en place de tels projets.

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7. Créer une véritable consultation des jeunes sur la vie politique grâce à l’organisation de temps forts mettant en avant la réalisation de propositions concrètes et leur donner des moyens concrets d’action par le biais du droit à l’interpellation

Cette inspiration peut se décliner en plusieurs idées :

  • Créer des collectifs de consultation de jeunes avant chaque les prise de décision et reconnaître leur expertise sur certains sujets
  • Organiser avec les jeunes des simulations d’élections avant chaque suffrage
  • Créer des conseils municipaux de jeunes ou intégrer des jeunes aux conseils municipaux en s’assurant que la possibilité de s’exprimer leur soit donnée.
  • Systématiser des moments d’échange entre les jeunes et les élus de leurs communes.
  • Accorder aux jeunes un droit à l’interpellation.

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Les jeunes ne sont pas souvent consultés sur les questions de vie politique et cela même quand les sujets discutés les concernent directement. Pourtant, il serait intéressant de prendre en compte leurs observations. Cela commence timidement à être mis en place. Par exemple, au collège une instance a été créée en 2015 : le conseil consultatif des collégiens.

Un explorateur a participé à la première réunion de cette instance et l’objet de cette réunion était : « Les toilettes, tout le monde les utilise mais personne n’en parle ». Ce thème avait bien fait rire et réagir. Il était pourtant intéressant que des adultes nous interrogent avant de prendre des décisions sur un lieu où ils ne se rendent jamais. Avec des élèves, des enseignants, des agents d’entretien et des parents nous avons cherché des améliorations possibles. Les élèves avaient une forme d’expertise qui donnait du poids à leur parole. Nous avions retrouvé cela lors d’un conseil concernant les jeux dangereux en cours de récréation par exemple.

L’association « Electeurs en herbe » propose quant-à-elle un programme d’éducation à la citoyenneté mis en œuvre auprès des 11-18 ans, dans le contexte d’une véritable campagne électorale qui inclut notamment une simulation d’élections.

Enfin, il est important de consulter les jeunes sur les sujets qui les concernent mais il serait également intéressant de leur donner un véritable moyen d’action par le biais du pouvoir d’interpellation.

Tout le monde se souvient des manifestations qui ont eu lieu sur tout le territoire à la suite de la loi CPE (Contrat Première Embauche) du 31 mars 2006.

Afin d’éviter d’en arriver à des manifestations d’une telle ampleur, il pourrait être utile que les jeunes aient un droit à l’interpellation dans ces cas où les décisions prises les concernent. A la manière du droit à l’interpellation qui existait pour les députés et sénateurs jusqu’en 1958, remplacé par la motion de censure (article 49 de la Constitution française). Les jeunes pourraient, lorsque les décisions prises les concernent directement, demander au gouvernement de s’expliquer sur ses actions ou sur sa politique. Nous pourrions imaginer que cela se ferait sous la forme d’une lettre qui n’obligerait le gouvernement à répondre que si un certain nombre de signatures était atteint. La réponse du gouvernement pourrait prendre la forme soit d’une lettre officielle soit d’une allocution publique.

A noter qu’avant de donner ce droit aux jeunes il faudrait auparavant le donner aux citoyens majeurs car ce droit à l’interpellation n’existe pas en France.

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8. Éduquer aux pratiques de coopération et à la citoyenneté dès le plus jeune âge par le développement de parcours d’initiation pour les 7-11 ans

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

La citoyenneté commence dès le plus jeune âge et nous en avons été témoin en allant à la rencontre de l’association « Les petits citoyens » située à Paris.

Cette association guide les enfants en leur inculquant des valeurs de civisme et de solidarité, afin d’éveiller leur responsabilité et leur engagement. Pour mener à bien leur mission, l’association leur propose des outils pédagogiques adaptés de médiation et de sensibilisation (jeux, vidéos, journal…) et accompagne les acteurs éducatifs.

Leur philosophie est de considérer l’enfant comme acteur de son apprentissage : leur pédagogie s’appuie sur le débat afin que les enfants puissent construire leur propre raisonnement.

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9. Former les acteurs jeunesse à l’écoute et l’émancipation des jeunes à travers la mise en place de formations “Accompagnement des projets de jeunes et processus d’autonomisation”

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Lorsque des jeunes veulent monter un projet, il leur faut trouver des acteurs jeunesse prêts à les accompagner. Le problème est que ces acteurs jeunesse ne sont pas toujours bien formés à l’écoute et l’émancipation des jeunes. Nous avons eu la chance d’avoir des accompagnateurs (La Ligue de l’enseignement du Nord et la MDA de Tourcoing) qui nous ont incité à être autonomes et penser par nous-même. Ils nous ont suivi et guidé tout en nous amenant peu à peu à nous émanciper.

De plus, la Ligue de l’enseignement propose des formations « Comment accompagner les projets de jeunes » et « Comment accompagner le processus d’autonomisation des jeunes ».

Les Maisons Rurales de la Jeunesse chrétienne (MRJC) sont également très bien formées dans ce domaine. Nous avons pu le constater en rencontrant le directeur de la MRJC Hauts-de-France. Ils incitent les jeunes à s’engager, les suivent dans leurs projets, sont à l’écoute mais savent également rester en retrait lorsqu’il le faut afin de permettre aux jeunes de s’émanciper et de devenir de plus en plus autonomes.

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10. Pérenniser les engagements à partir d’actions citoyennes ponctuelles

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Cette inspiration nous est venue grâce au Conseil Jeune de Larache. Suite à la mort d’un de leur proche dans un accident de la circulation, ils ont décidé de mener une action de sécurité routière afin de sensibiliser aux dangers de la route. Cette première action a été faite en réaction à un événement choquant et n’avait pas vocation à perdurer.

Néanmoins, fort de cette première action, le Conseil Jeune a décidé de transformer cette action singulière en plusieurs actions ponctuelles. Enfin, ils ont décidé de transformer cela en actions régulières avec la mise en place d’un collectif en charge de l’organisation de ces actions.

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11. Proposer aux jeunes des figures de l’engagement qui servent de guides afin d’oser prendre une part active

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

En Août 2017, à Stockholm en Suède, nous avons assisté à la prestigieuse cérémonie de la Raoul Wallenberg Academy, qui a pour objectif de récompenser les « change makers » c’est à dire les faiseurs de changement. Cette cérémonie doit son nom à Raoul Wallenberg qui a sauvé 20 000 Juifs durant la seconde guerre mondiale en usant de ses pouvoirs d’ambassadeur afin de délivrer des passeports temporaires. Il n’est pas tombé dans l’oubli car il sert aujourd’hui encore d’exemple en Suède.

Mais ce n’est pas le seul exemple, récemment, alors que l’on parlait de ce thème des figures de l’engagement avec nos partenaires, nous avons entendu parler d’une piscine Hallucinose qui porte le nom de Philippe Croizon. Malgré la perte de ses deux bras, Philippe Croizon a entrepris et réussi la traversée de la manche à la nage. Il est aujourd’hui un exemple de persévérance et de courage.

De même, beaucoup de structures scolaires portent le nom d’un homme ou d’une femme célèbre : dans notre collège partenaire, Lucie Aubrac, l’équipe pédagogique a fait le choix de dédier une journée de l’année scolaire à cette femme extraordinaire qui s’est battue au péril de sa vie afin de conquérir sa liberté.

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Portraits :

12. Remettre chaque année un prix jeunesse valorisant la citoyenneté active

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Cette inspiration nous vient de plusieurs endroits mais le souvenir le plus marquant reste très certainement la remise de prix de la Raoul Wallenberg Académie à Stockholm en Août 2017

La Raoul Wallenberg académie est une grande institution reconnue en Suède qui doit son nom à Raoul Wallenberg qui a sauvé 20 000 Juifs durant la seconde guerre mondiale. Lors de cette remise, nous avons pu voir défiler plusieurs lauréats extrêmement différents : du jeune suédois de moins de 15 ans à l’Afghan en situation irrégulière.

A titre d’exemple, le jeune suédois de 14 ans avait accueilli et facilité l’intégration de réfugiés sur le territoire suédois, il a même incité des membres de sa famille à accueillir des réfugiés.

Nous aimerions organiser une remise de prix citoyen en France à la manière de la Raoul Wallenberg afin d’amener en France cette culture de la valorisation de l’action citoyenne.

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13. Créer des réseaux d’anciens pour transmettre l’envie d’agir

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Cette inspiration est née suite à notre rencontre avec l’association Schilleria, en Allemagne.                                                                                         Au sein de cette association, les membres pratiquent le « peer-helping » système très courant en Allemagne qui est basé sur l’entraide. Cette pratique, que l’on pourrait traduire en français par « camarade-auxiliaire », consiste à créer un système de « mentors » où les « anciens » de l’association deviennent les guides des nouveaux membres. Ils les forment, les aident dans la création de projets et activités. Mais surtout, ils les encouragent, les conseillent et leur donnent le soutien nécessaire pour dépasser leurs frustrations. En effet, entrer dans une association peut paraître simple et excitant : « Inscrivons-nous et le tour est joué ». Pourtant c’est loin d’être aussi simple et reposant. Pouvoir s’appuyer et demander conseil à ses pairs plutôt qu’à des adultes permet aux nouveaux membres de se sentir plus en confiance et d’oser alors s’engager. De plus, cela crée certaine entente et cohésion dans le groupe.

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14. Développer des moyens financiers afin que les jeunes puissent mettre en place leurs projets

Cette inspiration peut se décliner en plusieurs idées :

  • Confier des budgets participatifs à distribuer à des jeunes porteurs de projets
  • Aider les jeunes à accéder à des plateformes de financement participatif

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Lorsque des jeunes montent un projet, ils ont souvent besoin de moyens financiers pour le mener à bien. Quand nous avons lancé notre junior association en 2016 nous avons découvert que plusieurs structures proposaient aux jeunes de les aider d’un point de vue financier.

Ainsi, la Ligue de l’enseignement possède un budget d’aide projet pour les Junior Association. Nous nous sommes également aperçus que la ville de Bailleul possède un budget participatif que l’ensemble des jeunes de la ville peuvent solliciter. Les demandes sont traitées par les jeunes du conseil municipal.

Nous pensons que nous pouvons mettre cela en place en France en incluant un budget d’aide à la création de projet dans les Conseils de Vie Lycéen, des Conseils de Vie Collégien et dans les Conseils d’administration de chaque établissement accueillant des jeunes de type MJC, MDA…

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15. Susciter l’engagement des jeunes à travers des campagnes d’informations et la mise en place de nouvelles formes de participations

Cette inspiration peut se décliner en plusieurs idées :

  • Créer des campagnes de publicité ainsi que des campagnes de sensibilisation dans les écoles et des interventions dans les classes
  • Créer un espace d’affichage visible dans les structures et sur leur site internet si elles ont un.
  • Autoriser les jeunes à afficher et diffuser des informations sur l’engagement et l’activisme (service civique, service volontaire européen, associations…)
  • Organiser de nouvelles formes de participation telles que des flashmobs, des boycotts, des pétitions…

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Lors du dernier jour de notre séjour à Tanger, au Maroc, nous avons visité les locaux de Tabadoul, un lieu dédié à la jeunesse marocaine. On y trouve un large programme d’événements culturels et artistiques, un espace de co-working pour les jeunes, une scène ouverte pour des artistes qui débutent, une cuisine mise à disposition.…

Le jour où nous y étions une association était en train de créer une cartographie des acteurs et des espaces culturels de la région, une démarche participative très intéressante.

Près de chez nous, le bureau d’Information Jeunesse, la Ligue de l’enseignement et la MDA de Tourcoing rassemblent de la documentation dense et variée sur les moyens d’engagement des jeunes.

Au niveau national, le gouvernement a lancé une campagne de communication grand public du service civique articulée en deux volets pour reconnaitre le projet de société que porte le service civique et construire une société solidaire.

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16. Aider les jeunes à la construction d’un portfolio de compétences liées aux pratiques de citoyenneté active afin de valoriser leur engagement

Cette inspiration peut se décliner en plusieurs idées :

  • Construire des grilles d’évaluation en références aux huit compétences clés de L’UE
  • Construire des supports faciles d’utilisation
  • Favoriser la Co-évaluation

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

En juin 2018, nous avons effectué un séjour à Lisbonne, au Portugal. Pendant notre voyage, nous avons pu participer à une journée de présentation du projet VOYCE, une initiative rassemblant huit organisations de six pays européens : l’Italie, la France, l’Espagne, le Portugal et la Pologne.

Leur but est de concevoir des outils afin d’accompagner les jeunes à reconnaître les compétences acquises pendant les activités bénévoles ou volontaires et les valoriser.

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17. Valoriser les initiatives des jeunes et présenter les dispositifs d’engagement jeunesse existant sur un espace numérique

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Toujours pendant notre mobilité portugaise, le projet VOYCE nous a fait réaliser que ce que nous avions appris au cours de notre expérience d’explorateurs pouvait être valorisé afin de servir notre insertion sociale ou professionnelle (école, travail…).

Dans le cadre de leur projet, le consortium du projet VOYCE, regroupant l’Italie, la France, l’Espagne, le Portugal et la Pologne, a décidé de créer une plate-forme de badge de compétence.

En quoi consiste cette plateforme et comment se présente un badge de compétence ?

C’est assez simple, chaque jeune peut créer un profil sur l’espace numérique en ligne prévu à cet effet.

Il devra ensuite répondre à une série de questions et cela lui permettra de débloquer un badge. Un badge est une représentation visuelle, accessible en ligne, qui peut permettre de reconnaitre les accomplissements en matière de compétences.

Plus proche de nous, la Métropole Européenne de Lille (MEL), a également adopté ce système de badges de compétences.

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18. Créer des outils pour mesurer la participation effective des jeunes au sein des structures

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Cette inspiration nous est venue d’après l’échelle de la participation d’Eisenman et Hart. Cette échelle a été inventée par Sherry Eisenman en 1969 et complétée ensuite par Roger Hart. Elle comporte huit niveaux : la manipulation ; la décoration ; la politique de pure forme ; désignés mais informés ; consultés et informés ; projet initié par des adultes, décisions prises en concertation avec des enfants ; projet initié et dirigé par des enfants et enfin projet initié par des enfants, décision prises en accord avec les adultes.

On peut parfois ajouter un neuvième niveau : la mobilisation sociale.

Certaines structures comme la Ligue de l’enseignement se sont saisies de cet outil et l’utilisent régulièrement. Le principe étant que les membres des Juniors Associations et les structures les accompagnant fassent un point tous les trois mois pour savoir où ils se situent sur cette échelle mais également pour s’interroger sur la façon dont ils pourraient passer à l’échelon suivant.

De plus, a été récemment mis en place au niveau national un nouveau socle commun intégré au brevet national des collèges et intitulé : « Parcours citoyen de l’élève », ce dernier a comme objectif la construction d’un jugement moral et civique par l’élève ainsi que l’acquisition d’un esprit critique et d’une culture de l’engagement. Il se compose des connaissances acquises dans le cadre des enseignements, des rencontres avec des acteurs ou institutions à dimension citoyenne mais également des engagements dans les projets ou actions éducatives à dimension citoyenne.

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18. Créer des outils pour mesurer la participation effective des jeunes au sein des structures

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Cette inspiration nous est venue d’après l’échelle de la participation d’Eisenman et Hart. Cette échelle a été inventée par Sherry Eisenman en 1969 et complétée ensuite par Roger Hart. Elle comporte huit niveaux : la manipulation ; la décoration ; la politique de pure forme ; désignés mais informés ; consultés et informés ; projet initié par des adultes, décisions prises en concertation avec des enfants ; projet initié et dirigé par des enfants et enfin projet initié par des enfants, décision prises en accord avec les adultes.

On peut parfois ajouter un neuvième niveau : la mobilisation sociale.

Certaines structures comme la Ligue de l’enseignement se sont saisies de cet outil et l’utilisent régulièrement. Le principe étant que les membres des Juniors Associations et les structures les accompagnant fassent un point tous les trois mois pour savoir où ils se situent sur cette échelle mais également pour s’interroger sur la façon dont ils pourraient passer à l’échelon suivant.

De plus, a été récemment mis en place au niveau national un nouveau socle commun intégré au brevet national des collèges et intitulé : « Parcours citoyen de l’élève », ce dernier a comme objectif la construction d’un jugement moral et civique par l’élève ainsi que l’acquisition d’un esprit critique et d’une culture de l’engagement. Il se compose des connaissances acquises dans le cadre des enseignements, des rencontres avec des acteurs ou institutions à dimension citoyenne mais également des engagements dans les projets ou actions éducatives à dimension citoyenne.

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19. Former des groupes d’ambassadeurs de l’engagement sur le territoire et les mettre en relation

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

En août 2017, à Stockholm, lors de la prestigieuse cérémonie de la Raoul Wallenberg Academy qui récompense les acteurs de changement, nous avons eu l’occasion de rencontrer une ambassadrice devenue maintenant formatrice de « change maker » (acteur du changement) qui nous a parlé du système d’ambassadeur mis en place pour leurs camps d’été appelé Change maker camp.

Un ambassadeur est un jeune qui s’est engagé par le passé, il est donc « acteur de changement » et va se servir de cette expérience afin de témoigner, former et animer durant les camps d’été de la Raoul Wallenberg Academy.

S’il s’est engagé dans un domaine précis qui ne fait pas encore l’objet d’un camp d’été, il va pouvoir créer son propre camp dédié à ce thème spécifique. Le but des ambassadeurs est de partager leur expérience avec les participants mais surtout d’animer des ateliers et de les former afin que ces derniers puissent ensuite monter leurs propres projets.

Plus proche de nous, la Ligue de l’enseignement avait également mis en place ce système d’ambassadeur avec les Juniors Associations en 2017-2018. Certains membres de ces JA étaient formés puis se rendaient dans des établissements scolaires afin de présenter le système des Juniors Association et ainsi d’inciter les jeunes à s’engager ou monter leurs propres projets.

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20. Créer des activités régulières de débat intergénérationnel

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Cette inspiration nous est venue grâce au Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de Tourcoing. En effet, ce dernier organise tous les mercredis des moments de rencontre intergénérationnelle.

Ils y proposent des ateliers comme : faire la cuisine, apprendre à coudre… au sein desquels jeunes et personnes âgées effectuent ces animations ensembles.

L’intérêt de tels ateliers est multiple. Il permet en premier lieu de sortir les personnes âgées de leur isolement en leur proposant des activités de manière régulière durant lesquelles elles sont entourées. Ils leur permettent également de transmettre des savoirs à des jeunes. Enfin, au cours de ces différentes activités, jeunes et personnes âgées peuvent échanger sur tous les sujets qui les intéressent, exposer et confronter leurs points de vue, discuter… ce qui leur permet de ressortir plus riche de ces ateliers et peut-être de changer d’avis sur certains sujets.

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21. Mettre en place des temps dédiés à la création de projets collectifs dans les établissements scolaires et les structures

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Cette pratique est une idée novatrice dont des exemples peuvent être observés dans les grandes écoles telles que l’EDHEC, Sciences Po….

Si nous prenons l’exemple de Sciences Po, elle accompagne les projets de création d’associations étudiantes en prévoyant dans les dispositifs d’accompagnement des temps consacrés à la formation de leurs responsables.

Le suivi par les responsables de cette formation conditionne la reconnaissance des associations étudiantes.

Il est prévu un socle commun de 3 modules : gérer une association étudiante à Sciences Po, formation égalité et accessibilité et formation lutte contre le harcèlement.  Il y a ensuite un module optionnel : gouvernance et conduite de projets, initiation aux premiers secours ou sensibilisation aux conduites à risques en milieu festif.

Enfin, un séminaire « Créer et développer un projet associatif » est également proposé.

Cette pratique pourrait être mise en place dans les établissements scolaires sur le temps du midi sous forme d’ateliers.

Dans les autres structures cela pourrait prendre la forme d’un rendez-vous régulier où un espace est mis à disposition de toute personne voulant créer ou rejoindre un projet.

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22. Créer dans les établissements, structures et villes des temps de médiation par les pairs

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Cette inspiration s’est nourrie de plusieurs exemples : les maisons rurales de la jeunesse chrétienne (MRJC) pour les structures associatives, Le collège Lucie Aubrac de Tourcoing pour la scolarité et Citéo pour les transports en commun et les espaces publics en général.

La médiation par les pairs chez les jeunes signifie que les personnes dont le rôle est de résoudre le conflit sont des personnes ayant environ le même âge que les protagonistes en conflit et étant formés à la médiation. Ils vont ainsi proposer leur aide aux jeunes, auteurs du conflit, mais aussi à la victime éventuelle.

Cette médiation par les pairs a de nombreux avantages. Notamment, le fait de régler ses problèmes avec le concours d’une personne de notre âge, qui nous ressemble et peut ainsi plus facilement nous comprendre nous met en confiance, on se sent plus à l’aise que lors d’une médiation avec des adultes. En effet, celle-ci appelle à un cadre hiérarchique moins propice à la communication.

Pour prendre l’exemple du collège Lucie Aubrac : des stages de formation à la médiation d’une durée de deux jours sont proposés aux élèves durant lesquels ils apprennent de quelle manière mener à bien une médiation.

Quant aux transports en commun, ils sont un lieu de tensions permanentes (chaleur, monde, bruits, odeur, retard) c’est pourquoi Citéo essaye d’améliorer les relations sociales par la prévention, la présence et l’animation afin de prévenir les incidents potentiels.

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23. Faciliter la rencontre et le “ faire ensemble” en ouvrant les portes des structures aux acteurs associatifs

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Pour cette pratique, nous nous sommes inspirés de notre collège : le Collège Lucie Aubrac de Tourcoing.

Depuis maintenant plusieurs années la Maison des collégiens du collège Lucie Aubrac organise des rencontres entre les collégiens et des acteurs associatifs ou des professionnels qui viennent leur faire découvrir leur métier durant des rencontres d’environ 45 minutes comportant la présentation élaborée par l’intervenant, une interview du club journal du collège et les questions des élèves.

L’organisation de ces temps de rencontre était faite par une Junior Association « les Architectes » au sein du collège dont un de nos explorateurs a fait partie durant deux années. Ces rencontres avaient lieu un jeudi sur deux et afin de les préparer au mieux, la Junior Association accompagnée de quelques collégiens volontaires travaillaient sur les questions à poser à l’invité afin de rendre la rencontre la plus intéressante et la plus pertinente possible. A la fin de chaque rencontre l’un des membres de la Junior Association avait pour rôle d’écrire un portrait de la personne rencontrée.

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24. Mettre en place des systèmes d’échange des compétences acquises par chacun

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Au début de l’année 2017, nous avons rencontré le collectif Les Grands Voisins à Paris. Ce collectif regroupant plusieurs associations se trouve dans l’ancien Hôpital Saint-Vincent-de-Paul.

Le projet de ce collectif était de se réapproprier spontanément l’espace de l’ancien hôpital. Une partie de cet espace est réservé aux centres d’hébergement et à l’accueil des demandeurs d’asile arrivés récemment à Paris. Une autre partie de cet espace accueille des associations, artistes, jeunes entreprises qui peuvent y développer leurs activités.

Aujourd’hui, des équipements ouverts sur le quartier sont expérimentés tels qu’une conciergerie, un espace bien-être, une ressourcerie, un restaurant solidaire d’insertion…

Le collectif avait mis en place un système d’échange de compétence qui était très intéressant. En effet ils s’inspiraient du système du troc mais au lieu de s’échanger des biens, ils s’échangeaient des compétences ou des services. La règle étant que toutes les compétences se valent, il n’y a pas de compétence plus importante qu’une autre.

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25. Développer des séjours “citoyens” à l’étranger pour s’inspirer en matière d’engagement des jeunes

Où a-t-on pu observer cette pratique ?

Cette inspiration nous est venue principalement de notre propre expérience : depuis 2016 nous avons voyagé dans de nombreux pays : la Suède, le Maroc, l’Allemagne, la Grèce, la Belgique,  l’Italie et la Roumanie grâce au concours du programme Erasmus +, de la Maison des associations de Tourcoing et de la Ligue de l’enseignement.

Ces voyages nous ont permis de découvrir des types d’engagement et des manières de faire très différentes et nous en sommes rentrés riches de nouvelles idées qui nous ont conduit à mettre en place un Label.

Nous aimerions que chaque jeune désireux de s’engager ou de monter un projet puisse bénéficier de telles opportunités afin de s’inspirer et d’échanger avec des personnes du monde entier.

D’autres associations et organismes proposent ainsi des séjours citoyens à l’étranger tels qu’Interphaz, les Francas et ADICE.

Ainsi, l’association les Francas, animée par le principe de réciprocité, organise les relations et échanges entre différents organismes partenaires de différentes parties du monde. A titre d’exemple, en 2016, avec le soutien du programme Education à la Solidarité Internationale, deux jeunes volontaires en service civique ont séjourné pendant trois mois auprès de partenaires africains des Francas dans le cadre d’un échange de pratiques entre l’association départementale des Francas de Seine-Saint-Denis et l’association les Eclaireurs du Sénégal.

Quant à l’Association pour le Développement des Initiatives Citoyennes et Européennes (ADICE), elle a pour objectif de promouvoir l’égalité des chances en permettant aux personnes avec moins d’opportunités de vivre une expérience à l’étranger. Pour ce faire, elle leur offre la possibilité de participer à des actions européennes et internationales de mobilité leur permettant de développer des compétences sociales, professionnelles et interculturelles.

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